Brumes Insoumises

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Un Silence Oppressant mais Bienveillant.

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Mathilias



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MessageSujet: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Jeu 8 Mai - 21:57

Grand Livre de Mathilias


Chapitre IV: l'Arrivée de Mathilias chez les Brumes Insoumises.


Un Silence Oppressant mais Bienveillant.


~~Musique~~



Tout laissait présager une bonne et belle journée pour le jeune magicien Mathilias. Le Magicien vagabondait comme à son habitude sur Cyrosh, en quête de quelques sous pour ne serait ce que subvenir à la faim grandissante qui le tiraillait depuis maintenant plusieurs jours. Il rêvait de ce magnifique morceau de viande que lui avait offert Reydan et les autres membres de la Guilde Sanctuary la veille de son départ. Il avait grandement apprécier l'hospitalité et la générosité que les Sanctuary avaient fait preuve à son égard. Seulement, il ne pouvait expliquer le fait que malgré la bienveillance de cette guilde, il ne parvenait pas à s'intégrer au cœur même de l'idéal ou des idéaux que défendent les Sanctuary. Au fond de lui, le jeune magicien se sentait être comme un inconnu étant venu troubler la quiétude de cette guilde. Il avait pris sa décision, il ne voulait les déranger encore longtemps. Il ne voulait plus voir dans leurs regards, la pitié d'un homme chétif venu quémander une quelconque pitance pour ne serait-ce qu'assurer sa survie. Il devait partir. Mathilias avait néanmoins retirer un enseignement important de sa rencontre avec les Sanctuary. Il était enfin sorti de sa solitude habituelle en faisant la rencontre plus qu' improbable de Reydan, (la Baronne des Sanctuary) et de Général Mouton. Il savait désormais qu'il pourrait compter sur leurs aides à tout instant mais que le Magicien leurs étaient redevable à jamais....

Un éternel recommencement, voilà comment pouvait-on résumer la vie de Mathilias. Toujours aucune nouvelle de Reynold. Cela commençait à devenir plus qu'inquiétant. Dans les différentes Tavernes de Cyrosh, des rumeurs prétendent que le moine aurait trouvé refuge au Prieuré de Sion, une étrange Guilde mystique et religieuse....
Le beau temps semblait à nouveau faire son apparition. Le soleil brillait sur un beau ciel bleu parsemé de nuages. Bref, un temps fort agréable pour une petite promenade en plaine air. Mathilias marchait à présent dans une forêt, à la recherche d'un lieu où il pourrait se restaurer à sa guise. Malheureusement, tout cela ne faisait pas légion. Rien ni personne ne semblait vouloir accorder une quelconque clémence au jeune magicien. Il ne demandait pourtant pas grand chose, juste de quoi manger et boire pour espérer continuer à survivre. Mais son aspect chétif, le rendait repoussant aux yeux de la société et surtout des riches Nobles Cartellois. Cela le rendait malheureux. Il avait l'impression qu'il ne comptait pour personnes, seul Shâen (sa chauve souris) ainsi que Reynold son fidèle compagnon de route comptaient pour lui. Mathilias ne rêvait que d'une seule chose, vivre une expérience avec des personnes qui pourraient devenir ses amis et qui ainsi ne le laisseraient jamais tombé dans les moments difficiles de la vie. Avoir une famille, était quelque chose d'inconnu pour l'orphelin qu'est Mathilias. Toujours fuir, survivre en solitaire, comme si le jeune magicien était considéré comme un fardeau pour ce monde sans pitié si cruel et injuste qui n'épargne rien ni personne...

Toujours au cœur de cette immense forêt, Mathilias semblait s'être perdu. Il n'avait pas peur. Dans les rêves de visions qu'il ressentait la nuit, il se voyait en train de marcher dans une forêt enveloppée d'une épaisse brume qui amenait également une intense vague de froid qui pouvait glacer le plus courageux des cœurs ennemis.



Mathilias ressentait quelque chose qu'il n'avait plus connu depuis fort longtemps. Un sentiment caché au fond fond de son être, qui lui ferait revivre des moments de joies, passé. Mais comment avait-il pu oublier ce lieu qui l'a construit ? pour ne garder en souvenir que l'image de cette forêt qui avait changer sa vie à jamais et qui allait encore changer son destin à nouveau...

Au fur et à mesure qu'il avançait, Mathilias perdait de plus en plus toute notion de réalité. Toutes forces semblaient abandonnées le corps et l'esprit du magicien. La faim était toujours aussi tenace. Le froid c'était maintenant insinué en lui. Mathilias ne voyait plus rien, le rideau de brume s'était refermé sur lui comme un prédateur piégeant sa proie.

Avant de s'effondrer lourdement sur le sol le magicien implora ces mots :

- Je vous en supplie.... part pitié.... aidez moi !....

Ce fut sur les dernières paroles audibles de Mathilias, le magicien, tomba lourdement sur le sol. Inconscient, il vagabondait à présent dans les ténèbres de ses pensées sous le silence oppressant et bienveillants de la brume qui l'entourait...
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Willel
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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Sam 10 Mai - 8:03

- Je vous en supplie.... par pitié.... aidez moi !....



Le cri déchira les airs, fit s’envoler les oiseaux qui dormaient encore paisiblement dans les arbres.

Il venait des pierres gardiennes, où les invités avaient la fâcheuse tendance de s’évanouir en entrant. Pourtant, ils étaient pas si horribles que ça !! La beauté du campement peut-être ?



Néanmoins, le pauvre monsieur en détresse n’était pas un invité. Elle, loin dans sa cabane, avait entendu son cri, et avait cru reconnaître une voix.

Si c’était bien lui, il aurait mérité de mourir à l’entrée.



Mais comme ça se faisait pas, et que Pépé, ben, l’allait pô être content si elle se pressait pas d’aller porter secours à un (pauvre) p’tit (pseudo) cartel’, ben, quand faut y aller, faut y aller !

Et puis, elle devait savoir si cette voix était bien celle de celui à qui elle pensait.

C’était impossible, elle lui avait clairement expliqué sa vision des choses, mais apparemment, rien n’y faisait. Toujours aussi buté, toujours aussi culotté, sûrement. On ne change pas certaines personnes...



Elle se mit en route vers les Pierres Gardiennes, d’un pas rapide et déterminé, l’esprit empli de questions sans réponses.

Quand elle arriva, elle trouva un homme inconscient, étalé au sol. Elle retourna le corps du pied, sans ménagement, et observa le visage.



Elle se baissa, et le gifla. Une fois, deux fois, jusqu’à ce qu’il reprenne conscience

Là, elle se releva, et le toisa de haut.



Salut. T’as vraiment du culot de te pointer là.



Elle se retint de se baisser et de le gifler à nouveau.

Il s’efforçait de se relever, lentement mais sûrement, lui, ce traître qui les avait tous abandonné, et qui revenait, une fois de plus, croyant sûrement aux anges et au pardon qu’il pensait recevoir d’eux.



Elle se tourna, et commença à faire les cent pas, en un cercle dont il était le centre.



Faut-il te rappeler tous tes torts ? Parce qu’au cas où, je me souviens de tout.

Je me souviens de la façon dont tu as failli me décourager dans mon espoir qu’un jour les Insoumis redeviennent ceux qu’ils étaient avant. Je me rappelle de tes mots, tu sais... « C’est la fin des Insoumis » C’est plus ou moins ça que tu as dit, n’es-ce pas ?

Et maintenant, tu viens te présenter à nous... Cela signifie que nous ne sommes pas si finis que ça ! Sauf qu’à présent, notre grande famille s’est agrandie, et en plus d’être Insoumis, nous sommes Brumeux.



Tu nous as lâchement abandonné, sur ce discours décourageant, qui a failli me faire perdre espoir. Me diras-tu, d’autres sont partis, pourquoi es-tu un traitre et pas eux ? Tout simplement parce qu’ils avaient des raisons valables, et loyales.

Toi, qu’as-tu fait ? Tu nous as quitté, du jour au lendemain. Pourquoi ? Parce que la guilde ne te convenait plus, c’est cela ? Nous étions trop fragilisé c’est cela ? Pas assez bien pour le grand Mathilias, qui aujourd’hui se traine à l’entrée de notre campement ?

Je n’approfondirai pas le sujet, je vais finir par devenir grossière.



Ensuite, pour qui nous as-tu abandonné, dis-moi ? Ces royalistes, nos ennemis jurés, l’exact opposé de ce pour quoi nous nous battons ?

Ton excuse ? Un coup de tête ? Tu n’as pas réfléchis ? Les excuses de ce genre je les connais par cœur, inutile donc d’user ta salive.

Mais bon, te connaissant, tu vas l’user quand même, croyant que tu as une chance de me convaincre... Mais bon après tout, c’est comme tu veux.

Pauvre Mathilias, toi qui fuis les causes désespérées, elles te tombent dessus, je crois...



Le Cercle des Ascètes... Et tu ose revenir te présenter devant des cartellois ?

Ensuite, je te passe la jolie publicité que tu nous as faite... « Insoumis, guilde éteinte gna gna » Là je t’en veux fortement. Déjà, on avait du mal à joindre les deux bouts, mais en plus de nous abandonner, tu nous mets un coup de plus !

Et le pire ! Je te demande explications, tu me réponds « Je voulais pas vous faire une mauvaise réputation, j’énonçais juste les choses telles qu’elles sont ! »



Et tu OSE REVENIR ? Mais moi je me cacherai dans un trou à rat plutôt que de revenir tellement que j’aurai honte ! Enfin de toute manière, je me demande même comment t’as pu faire une chose pareille, y a au moins une triple trahison, je sais pas comment tu fais pour avoir aussi peu de sens de l’honneur.



A présent, tu as tellement peu de sens de l’honneur, que tu reviens ici pour essayer de te faire pardonner ? Général Mouton n’est plus des nôtres, mais je croyais qu’on t’avait clairement exposé notre point de vue... Tu es plus têtu que Darky toi...

Tu viens te trainer sur nos terres, espérant une hospitalité de notre part je suppose ? Peut-être même, espère-tu une guilde !



Sur ces mots, elle lui fit face, pointant sur lui un index accusateur.



Tu es couvert de honte, Mathilias.

Je suis contre ton admission. Contre ta venue ici. Je pense que tu n’as pas ta place ici. Selon moi, tu n’aurai même pas dû franchir l’arcade des Pierres Gardiennes.



La voix aux autres, quand ils seront là. En attendant, je suppose que je vais devoir subir un discours de pardon, de regrets, et d’excuses... n’es-ce pas ?

Si prévisible... Ensuite, si tu pense nous avoir convaincu, tu demanderas à entrer dans notre belle guilde, plus tu ne feras plus que dormir, comme chez les Insoumis, si bien que tu reviendras à nouveau à zéro, puis tu voudras à nouveau revenir, et tout recommencera...



Ne dis pas que cette fois ça sera différent. Tu dis ça tout le temps. Je crois que je peux prédir toutes tes décisions et paroles. Là tu vas donc me faire le discours d’explications, genre « c’pô ma faute moi j’ai rien fait », puis les excuses, puis un reproche par rapport à ma réaction, puis, tu te tourneras vers celui qui nous aura rejoint, pour essayer de le convaincre lui, vu que je suis une cause désespérée.



Mais faisons comme si je ne savais pas tout ça, et vas-y, expose-moi ta science.



[HRP] Désolée Darky !!Razz

Et puis ton titre l’est un peu con, Mathilias...
Qu’es-c’t’en sait qu’il est bienveillant not’silence ??? >.<


S’ça s’trouve, y a plein de monstres dans la brumes qu’on va p’tèt’ te lâcher dessus !!!

S’ça s’trouve, on a ramené ici la grosse bestiole des marécages Insoumis !!!



Euh... Les gars, me regardez pas comme ça !!!

Comment ça, c’est moi qui ai fait l’coup ?? >.<

Ces accusations sont infondés, je suis sûre purement innocente !!! >.<

‘pis je parlerai qu’en présence de mon avocat !!!!>.<



AVOCAAAAAAT !!!!! GROUILLE-TOI E SUIS DANS LA GROSSE MERDOUILLE LAAAAAA !!!! >.<[/HRP]

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Tsimmi
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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Lun 12 Mai - 9:31

Tsimmi n'était pas loin de toute cette agitation aussi arriva-t-elle rapidement. Willel n'avait pas encore fini son discours.
L'elfe observa la demoiselle s'énerver comme elle ne l'avait jamais vu.

Et bien, sacré bout de femme, pensa-t-elle.
Elle était tant absorber par l'attitude de Willel qu'elle n'en avait pas vu l'étranger.

[i]Tu es couvert de honte, Mathilias.[/i]

Mathilias?!?

Elle observa le garçon de haut en bas, le dévisageant.

Son coeur se serra et son sang ne fit qu'un tour, et elle comprit l'énervement de son amie.
Elle la laissa finir et avant de prendre la parole elle prit une profonde inspiration et fouilla dans sa besace.
Elle en sorti un pendentif qu'elle lui lança. Celui-ci finit sa course à ses pieds.

T'en souviens-tu Mathilias?
Te souviens-tu de ce que tu m'as dis ce jour là. Je m'en souviens comme si c'était hier.
Pour renforcer notre amitié.

Aujourd'hui elle n'est plus aussi je te le rends. Je n'ai plus aucune raison de le garder.

Tu vois au départ, je voulais le brûler avec le campement et puis je me suis dit qu'il ne méritait pas cet honneur. Que TU ne méritais pas cet honneur.
Faire partie de nos bons souvenirs.

Non Mathilias.
Tu m'as trahie, tu nous as tous abandonné lâchement alors que nous avions besoin du soutient les uns des autres.

On ne compte ces vrais amis que dans les moments de peines et de détresses. Ils sont là pour nous offrir une épaule pour pleurer, ils sont là pour nous aider.

Tu disais faire partie d'une famille. Non Mathilias, tu n'es pas sincère, tu ne l'as sans doute jamais été.

Tu veux revenir et dans combien de temps comptes-tu partir?

Ce ne sera pas pareil? Bien sur que si. Arrête de nous voiler la face, nous ne sommes pas dupe.
Tu n'as pas changé et sans doute tu ne changeras jamais.
J'ai eu trop de peine, je refuse de souffrir encore, de croire en quelqu'un qui va encore m'abandonner. Et je ne parle pas seulement en mon nom.

Je refuse de te laisser aller plus loin dans le campement.
Ce qui est ici, nous l'avons construit avec notre coeur et nos mains.
Pas toi, tu as préféré voir ailleurs et maintenant que tout est stable tu te pointes ici en espérant que l'on va tirer une croix sur le passé.

N'oublie pas ce que je t'ai dis Mathilias. Les choix que nous avons prit dans notre passé se reflètent sur notre présent et notre avenir.
Assume les conséquences désormais.
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Mathilias



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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Lun 12 Mai - 16:15

Mathilias n'en avait plus pour très longtemps. Toujours inconscient, perdu dans le monde du rêve, des ténèbres, là où toute réalité n'a plus aucun sens. Comme si il venait de quitter ce monde. Il ne voyait que du blanc autour de lui. Pendant un cour instant, il pouvait apercevoir devant lui tout les souvenirs des jours passés en compagnie des Insoumis. Que de merveilleux souvenirs. Il y en avait tant qu'il était impossible pour le magicien de tous les compter. Dans tout ses souvenirs, il y en avait certains qui été douloureux que Mathilias aurait préféré oublier, mais il ne pouvait pas. Après tout c'était à cause de ses mauvais souvenirs que le magicien en était arriver là. A se retrouver ici, à cet instant précis, n'ayant plus aucune force pour bouger. Mathilias n'attendait plus que la "Divine Colère" des Insoumis qui allait s'abattre sur lui d'un instant à l'autre. Après les Anciens Entres-Brumes pouvaient bien l'achever, le terminer ensuite mais ce détail n'avait aucune importance à l'heure actuelle pour Mathilias. Le magicien voulait revoir une dernière fois ceux qu'il considérait comme étant sa seule Famille. Ceux qui l'avait recueilli alors que celui-ci errait seul et sans but sur les Terres d' Alidhan. Ceux qui l'avait accepter dans leurs si grande Famille et qui l'avait former à leurs idéaux et à leurs principes. Ceux qui avait toujours été là dans les moments difficiles. La seule qui restait en suspend et qui a aujourd'hui de l'importance à leurs yeux.

Pourquoi et pour quel(s) raison(s) Mathilias les avaient-ils abandonnés à un moment où ils avaient le plus besoin de lui ? Pourquoi avoir fait cela à ça guilde de coeur, celle qu'il a toujours porté en son cœur ? les Insoumis du Cartel...


Une rafale de gifles sortit le magicien de la profonde inconscience dans laquelle il avait sombré depuis maintenant quelques heures. Le retour à la réalité allait sans doute s'avérer difficile pour Mathilias, qui commençait doucement à retrouver ses esprits et la vision de l'endroit où il se trouvait actuellement.

-Salut. T’as vraiment du culot de te pointer là.

Mathilias connaissait cette voix. Comment ne pouvait-il l'oublier. Willel, Willel la magicienne des Insoumis. Elle n'avait pas changée depuis la première fois qu'il l'avait rencontré. Elle était toujours aussi belle, ses long cheveux châtain ondulant dans le vent. Elle ne ressentait plus autrefois. Elle semblait toujours aussi déterminée, c'est ce qui fait sa force. Elle a eu se courage, cette foi en ce qu'elle croit, toutes ces valeurs qui avaient manqué à Mathilias par le passé...

-Willel, c'est bien toi ?

La magicienne commença à marcher tout autour de lui, tout en ne lâchant pas des yeux. Son regard exprimait un mélange de dégout de haine et de colère. Mathilias n'avait jamais vu Willel avec une telle expression sur son visage. Il savait se qu'elle lui reprochait, son attitude envers le magicien est compréhensible mais est-ce la bonne solution ?...
Mathilias se releva péniblement avec son bâton pour s'assoir de nouveau sur le sol, Willel tournait toujours autour de lui.

-Faut-il te rappeler tous tes torts ?

-Mes torts ? le magicien sourit en en entendant cette question.
Je veux bien que tu me les rappelles, Willel.
Vois-tu, je ne me rappelle pas avoir causé de quelconques torts aux Insoumis.
Pourquoi selon toi, voudrais-je causer des torts à ma guilde de cœur ?



-Je me souviens de la façon dont tu as failli me décourager dans mon espoir qu’un jour les Insoumis redeviennent ceux qu’ils étaient avant. Je me rappelle de tes mots, tu sais... « C’est la fin des Insoumis » C’est plus ou moins ça que tu as dit, n’es-ce pas ?

-En effet, je t'ai donné mon avis sur la situation dans laquelle était les Insoumis à l'époque, je ne peux le nier.
Si pour toi, Willel, le fait que j'ai donné mon avis sur le sujet t'ai offensée ou même pire, t'ai causée du tort, permet moi alors de m'en excuser.
Mais si je n'ai même plus le droit de donner mon opignon sur certaines choses alors excuse moi Willel, mais où va t-on ?


Je reconnais que peut-être utiliser les "Grands Mots" mais n'ai-je pas eu raison au bout du compte ?
Dit moi Willel, combien de temps exactement les Insoumis ont-ils "survécu", "tenu le choc" après mon départ ?
Alors c'est bien gentil mais ne me fait pas le coup de "C'est la fin des Insoumis" ça ne marche pas, tu savais tout comme moi et les autres que la Guilde était condamnée à disparaitre.
Alors s'il te plait ne me prend pas pour le dernier des ignorants.


-Et maintenant, tu viens te présenter à nous... Cela signifie que nous ne sommes pas si finis que ça ! Sauf qu’à présent, notre grande famille s’est agrandie, et en plus d’être Insoumis, nous sommes Brumeux.

-Je n'ai jamais dit que les Principes et l'Idéal Insoumis étaient finis. La Guilde en elle même, est peut-être tombée mais pas la ferveur Insoumise. Ce qui est une bonne chose. D'autant plus que les Insoumis se sont liés d'amitiés avec les Entres Brumes, ce qui me conforte dans l'idée, de la Renaissance des Insoumis qui sont aujourd'hui, comme tu le dis Willel, les Brumes Insoumises.
Je crois que ces deux Guildes partagent les mêmes valeurs, n'est-ce pas ?


-Tu nous as lâchement abandonné, sur ce discours décourageant, qui a failli me faire perdre espoir. Me diras-tu, d’autres sont partis, pourquoi es-tu un traitre et pas eux ? Tout simplement parce qu’ils avaient des raisons valables, et loyales.

Toi, qu’as-tu fait ? Tu nous as quitté, du jour au lendemain. Pourquoi ? Parce que la guilde ne te convenait plus, c’est cela ? Nous étions trop fragilisé c’est cela ? Pas assez bien pour le grand Mathilias, qui aujourd’hui se traine à l’entrée de notre campement ?


-Tu peux me croire, si j'avais eu le temps et des moments de libertés, je serais resté. Mais il y a des choses contres lesquelles ont ne peut lutter et qui dépassent plus que largement les Terres d'Alidhan. (après ça devient du HRP)

"Tout simplement parce qu’ils avaient des raisons valables, et loyales." (Rire)

Ça veut dire quoi, pour toi, Willel, des raisons valables et loyales ?
Si je t'expose mes raisons, seront-elles plus ou moins valables que celles de ceux qui son déjà partis ?
J'ai eu l'audace et le cran de revenir ici alors que peut-être certains Anciens ne sont jamais revenus.

Je vous est quittez parce qu'il le fallait.
J'avais des choses à faire et cela ne concernait en aucun cas les Insoumis. Je devais le faire seul.
Je ne voulais pas vous créer des ennuis en plus, vous en aviez déjà pas mal à l'époque je crois.
Il est vrai que j'ai peut-être mal agi, que le bon sens aurait voulu que je vous laisse une missive pour vous prévenir de mon départ
mais j'ai préféré agir ainsi.

Voici mon premier tort que je reconnais et que j'assume.

Je n'ai jamais eu de rêve de grandeur comme tu es en train de le penser, Willel, c'est une chance pour moi que d'avoir fait parti des Insoumis du Cartel. Par le passé, je ne m'en était pas assez rendu compte, mais là maintenant, j'en prend réellement conscience. Puis je ne me suis jamais prétendu supérieur auprès des autres Insoumis, au contraire j'ai tant encore à apprendre d'eux. Tu es un de ces modèles Willel, ta fidélité, ton courage et ta loyauté dans les bons comme dans les mauvais moments, n'est plus à prouver. j'ai un profond respect pour les Insoumis et les Entres Brumes
(que je ne connais pas encore) qui sont ici. Ils ont toutes les qualités que je possède certainement mais dont je ne connaissais pas la signification.

Plus le magicien parlait, plus son estomac luttait. Il n'allait plus tenir très longtemps. Mathilias n'espérait plus qu'une chose, que son calvaire prenne fin et qu'il puisse pouvoir demander l'hospitalité juste pour essayer de contenir la fureur de son estomac. Malheureusement pour le magicien, la conversation était visiblement loin d'être terminer. Willel semblait prendre un malin plaisir à enfoncer encore plus Mathilias qui malgré les difficultés présentes, n'était pas près d'abdiquer, de renoncer. Il voulait prouver à lui même, à Willel et aux Brumeux la vérité. Mathilias n'avait plus rien à perdre de toute façon. Si il devait mourir maintenant, autant mourir dans la dignité. Pour ne pas avoir de regrets, de remords, autant en finir en ayant dit la vérité aux Insoumis et mourir de leurs propre mains ensuite. La vérité, n'est-ce pas le plus important dans cette histoire, après tout ?

- Si aujourd'hui, J'en suis là, comme tu le dit, Willel, à venir me trainer à l'entrée de votre campement, c'est simplement pour te dire à toi et à tout les Brumeux Insoumis, quelque chose que je n'ai jamais su vous expliquer depuis mon départ précipité de la guilde. La Vérité.

J'ai déjà commencer alors laisse moi terminer avant de décider d'une quelconque sentence à mon égard.

Tout d'abord ce que je t'ai dit est important et ce qui va venir l'est encore plus pour te prouver la vérité des fait que je vais te raconter, j'aimerai que tu viennes t'assoir face à moi et que tu me regardes droit dans les yeux. Ne t'inquiète pas je n'ai aucunement l'intention de te faire du mal, ni même de te tuer, Willel. Je ne pourrais jamais faire cela à quelqu'un que je considère comme étant une véritable amie, bien que nos retrouvailles ont un peu mal commencer pour moi bien que ta colère envers moi soit tout à fait justifiée.

Si tu ne me fait pas encore confiance, pour te prouver mon honnêteté envers toi, je suis prêt à te remettre mon bâton. C'est de lui que provient l'essence même de ma magie, sans lui, je ne suis rien.

Es-tu d'accord, Willel ?


la Magicienne ne savait pas trop quoi penser de la proposition de Mathilias. On pouvait voir qu'elle restait à la défensive, elle ne savait pas si elle pouvait faire confiance au magicien mais après tout si elle voulait savoir, elle n'avait pas le choix.

Après un instant d'hésitation, Willel vint s'assoir en face du magicien, tout en veillant à ne pas se trouver trop proche de lui. Elle ne voulait pas se faire piéger par une quelconque ruse de Mathilias. Elle restait donc vigilante à toutes éventualités.

-Bien. Ce sera quand même plus "agréable" pour la suite de notre conversation, tu ne trouve pas ? Et puis, oh point où on en est, autant se dire les choses en faces, non ?
De toute façon, je ne suis point venu ici pour mentir à toi ni à qui que se soit d'autre ce trouvant en ces lieux. Sinon, si tu savais que je te mentais, tu n'aurais pas hésiter une seule seconde à me tuer, pas vrai ?


Mathilias déposa son bâton au pieds de Willel comme il l'avait dit et retourna s'assoir en face d'elle. Il était toujours très calme et détendu, malgré la situation dans laquelle il se trouvait.

-Ensuite, pour qui nous as-tu abandonné, dis-moi ? Ces royalistes, nos ennemis jurés, l’exact opposé de ce pour quoi nous nous battons ?
Le Cercle des Ascètes... Et tu ose revenir te présenter devant des cartellois ?


-Enfin le moment que tout le monde attend ! (rire)
Je me demandais quand est-ce que tu allais aborder le sujet, Willel, tu n'arrêtes pas de "tourner autour du pot" depuis le début de notre conversation...

Willel, sincèrement, crois-tu une seule seconde que je suis capable de vous trahir ? De faire une chose pareille à ceux que je considère comme plus que des amis Yaku, Tsim, San, Ace, Orax, Kyo, Tinaril et toi ? Me crois- tu vraiment assez lâche et malhonnête pour oser me mentir en me racontant une affabulation comme quoi Mathilias serait devenu Royaliste et que je serais allé dans cette guilde que l'on nomme Le Cercle des Ascètes ? Une guilde qui n'a absolument rien en commun avec moi.



Pourrais - tu, s'il te plait Willel, m'apporter une preuve formelle de se que tu avances ?
Comme quoi Mathilias serait devenu un traitre Royaliste en osant aller mettre les pieds chez une guilde qu'il ne connait pas et dont il n'a jamais partager les valeurs et donc par conséquent jamais communiquer avec eux.


-Willel, pourquoi me racontes-tu un mensonge ? dit tristement Mathilias.

- Je te le dis et le répète une bonne fois pour toute Willel, Mathilias n'a jamais prêter serment d'allégeance à un quelconque dirigeant de ce monde. (Kaldrass, Galoregor, Zelandra) Il n'a jamais porter en son cœur des Principes et Idéaux autres que ceux des Insoumis du Cartel.

Ton excuse ? Un coup de tête ? Tu n’as pas réfléchis ? Les excuses de ce genre je les connais par cœur, inutile donc d’user ta salive.
Mais bon, te connaissant, tu vas l’user quand même, croyant que tu as une chance de me convaincre... Mais bon après tout, c’est comme tu veux.
Pauvre Mathilias, toi qui fuis les causes désespérées, elles te tombent dessus, je crois...


-Je ne suis pas venu ici pour entendre tes remontrances Willel, je suis venu ici pour dire la vérité.
Si tu crois que que dire la vérité est une cause désespérée alors, achève moi sans attendre surtout se que j'essaye de te dire, parait pour toi, trop insignifiant.
Je ne cherche pas à te convaincre, je veux juste me faire comprendre.

La vérité est que je n'est pas trahi les Insoumis du Cartel.
Seulement ce n'est pas de ma faute si tu refuses de l'entendre.
Pourquoi n'aurais-je pas le droit de me défendre de tes accusations qui sont toutes pour la plupart injustifiées ?
Pourquoi selon toi je gaspille ma salive, depuis maintenant trop longtemps, alors que haut delà de la peut-être voir probable sentence que toi et les Anciens Insoumis allés m'infliger, mon corps cri famine, que pour moi la fin est proche ?
Tu crois vraiment que je suis venu chercher des excuses, ta pitié ?
Je ne vais certainement pas me mettre à genou devant toi et implorer ta pitié, je ne suis pas venu ici pour ça.

Si tu veux tout savoir, le seul regret que j'ai à l'heure actuelle, c'est de ne pas m'être clairement exprimer sur les raisons mon ou mes départs. Je suis parti en quelque sorte comme un "voleur"? je le regrette encore aujourd'hui. J'ai jamais su faire des adieux, c'est toujours très difficile à faire.
Et puis Willel est-ce que toi ainsi que les autres Ancien Insoumis vous êtes vous inquiétez de mon départ, hein ?
Peut-être aviez- vous d'autres choses à penser, pas vrai ?
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Mathilias



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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Lun 12 Mai - 16:21

[HRP]Edith: Désolé pour le double post mais ça rentrait pas tout Sad [HRP]

la Suite...


-je te passe la jolie publicité que tu nous as faite... « Insoumis, guilde éteinte gna gna » Là je t’en veux fortement. Déjà, on avait du mal à joindre les deux bouts, mais en plus de nous abandonner, tu nous mets un coup de plus !

Et tu OSE REVENIR ? Mais moi je me cacherai dans un trou à rat plutôt que de revenir tellement que j’aurai honte ! Enfin de toute manière, je me demande même comment t’as pu faire une chose pareille, y a au moins une triple trahison, je sais pas comment tu fais pour avoir aussi peu de sens de l’honneur.


-La jolie publicité que je vous est faite ?
Ce n'est pas pour moi de la mauvaise publicité pour plusieurs raisons.

La première
(raison RP) étant que lors de mon départ, le destin a voulu que j'aille à la rencontre du pire ennemi des Insoumis (en RP), les Purgamen Cruori car ceux ci même ont un objet de grande valeur qui m'appartenait dans le passé. Je devais absolument le récupérer, il en allait de mon honneur. Je ne peux pas t'en raconter plus pour l'instant. Mon estomac ne me le permettra pas. Mais si tu veux le savoir, tu le sauras, Willel, en temps voulu, toi et les anciens Insoumis.

La deuxième raison est que je n'ai jamais basculé du coté Royaliste. Je n'ai jamais rejoins les Purgamen. Je me suis enfuis avant de parlementer avec eux. Je savais que ce n'était pas le bon moment. Alors j'ai préféré fuir, oublié les regrets du passé. Mais comme tu le sais si bien Willel, personne ne peut vivre sans son passé. Je n'ai jamais eu d'intentions mauvaises, ni de de nuire de quelconques manières que se soit aux Insoumis. Je suis contre cette Guerres, elle dure depuis trop longtemps. Malheureusement la guerre n'épargne personne. Elle nous rend plus hostile, plus mauvais que l'on ne l'était avant. Il est vrai que lors de mon "passage éclair" chez les Purgamen, pendant mon voyage, il est arrivé que je fasse part de mes états d'âme sur mes dernières semaines passé avec les Insoumis, sur la route de l'ennemi.

Dit moi,Willel, est-ce vraiment pire qu'un crime que de donner son sentiment sur des choses qui ont été difficiles à vivre pour tous et que l'on a soit même vécu ?

j'admets et je reconnais amplement
(mon deuxième tort) que j'ai eu tord de me confier à moi même sur la route ennemi, mais est-ce à cause de cette pensée qui n'est en aucun cas une parole que je mérite d'être traité ainsi, Willel ?

Je peux comprendre ta colère quand tu as su et vu ceci mais ce n'est pas une raison valable pour me traiter comme un Traitre Royaliste ainsi que pour me salir comme tu le fais maintenant. Si tu as regarder dans le fond de mes yeux, tu sais que je t'ai dit la vérité. De toute façon je suis venu pour ça. Pour mon honneur, les Insoumis ont le droit de savoir. Ensuite, si tu as des preuves concrètes qui montrent une réel Trahison de ma part envers les Insoumis et le Cartel, je les attends. Mais tu n'as pas le droit de te servir de mes pensées comme étant une véritable preuve.


-A présent, tu as tellement peu de sens de l’honneur, que tu reviens ici pour essayer de te faire pardonner ?

-Comment peux tu oser me dire une chose pareille, Willel ?
Qu'est-ce qui te donne le droit de me juger ainsi ?
Tu ne sais rien, tu ignores tout de moi, de mon passé. Tu n'as pas à me juger. Je n'ai jamais juger personne chez les Insoumis et voilà que c'est toi Willel qui te permet de venir me faire la morale. C'est assez osé venant de ta part surtout que tu n'es pas la personne la mieux placée chez les Insoumis pour te permettre cette arrogance. Mais pour qui te prends-tu Willel ?
Tu es sous l'emprise de la colère. Calme toi, Willel. Tu n'as plus aucune raison d'exprimer cette colère.


Le visage du magicien exprimait une grande lassitude, une grande fatigue mental et surtout physique se déroulait à l'intérieur de tout son être. Il donnait la sensation que le magicien ne maitrisait plus son corps. La mort était proche. Mathilias le savait. Il voulait mourir dignement. Autant résister, lutter fièrement jusqu'au bout en espérant que Willel est enfin prit conscience que Mathilias lui dit la vérité pour mourir avec l'honneur pour partir ainsi de ce monde sans aucun regret. Il avait espoir et les autres Insoumis n'ont pas oublier le Mathilias qu'ils avaient connu lors de ses débuts. Il y a déjà si longtemps maintenant. Mathilias bascula en arrière. Il était maintenant incapable de faire le moindre mouvement.

-Général Mouton n’est plus des nôtres, mais je croyais qu’on t’avait clairement exposé notre point de vue...

-Peu importe, General, n'a rien avoir avec ce qui se passe maintenant, Willel.
Alors laisse le en paix, veux-tu ?
Cette brave âme qui m'a rendu service par le passé et qu'il me paraissait logique que j'aille le remercier en effectuant une simple visite de courtoisie à sa guilde. Il ne serait pas trop de souligner qu'ils ont fait preuve d'hospitalité en m'offrant gracieusement le gite et couvert.
Alors qu'en revenant ici, j'ai eu le droit à des remontrances qui sont pour la plupart toutes infondées et injustifiées ainsi qu'une rafale de gifles de ta part. Peut-être que tu devrais améliorer ton sens de l'hospitalité, tu ne trouves pas Willel ?
Le magicien en sourit.

-Tu es plus têtu que Darky toi...

-Heureux de voir que tu l'est enfin remarqué... Depuis tout ce temps... (bien que je ne connaisse pas encore Darky Razz)

-Tu viens te trainer sur nos terres, espérant une hospitalité de notre part je suppose ? Peut-être même, espère-tu une guilde !

-Je te l'ai déjà dit Willel, tu devrais revoir ton sens de l'hospitalité.
J'avais espéré pouvoir tenter ma chance pour intégrer la guilde mais quand je vois comment tu m'as accueilli, j'ai peur que tu ne puisses jamais me pardonner pour ce que je n'ai pas fait et que tu estimes tant être la bonne réalité alors que tu te trompes sur mon compte. De plus je ne veux pas être une source de conflit dans la guilde. Alors c'est aux Brumeux Insoumis de voir si ils me donneront une chance ou pas.
Tu en fait partis, je crois, Willel, non ?


-La voix aux autres, quand ils seront là. En attendant, je suppose que je vais devoir subir un discours de pardon, de regrets, et d’excuses... n’es-ce pas ?

-Oui, leurs avis sera plus que jamais important pour la suite de mon avenir.
Je ne t'ai pas demandé ton pardon Willel, ni d'excuse aux Anciens Insousmis. Je suis ici dans le seul but de dire la vérité. Chose que j'aurai du faire bien avant cette rencontre. Mais que je n'ai pas su faire par le passé


-Si prévisible... Ensuite, si tu pense nous avoir convaincu, tu demanderas à entrer dans notre belle guilde, plus tu ne feras plus que dormir, comme chez les Insoumis, si bien que tu reviendras à nouveau à zéro, puis tu voudras à nouveau revenir, et tout recommencera...

Ne dis pas que cette fois ça sera différent. Tu dis ça tout le temps. Je crois que je peux prédir toutes tes décisions et paroles. Là tu vas donc me faire le discours d’explications, genre « c’pô ma faute moi j’ai rien fait », puis les excuses, puis un reproche par rapport à ma réaction, puis, tu te tourneras vers celui qui nous aura rejoint, pour essayer de le convaincre lui, vu que je suis une cause désespérée.


-En même temps depuis que je suis revenu en ces lieux, je crois que tu prends un malin plaisir à me voir dans cet état de "déchéance". Tu jubiles sur mon sort. Tu veux que j'implore ta pitié ? ton pardon ? . Tu ne les auras points. Je me bat avec les dernière force qu'il me reste à essayer de te faire comprendre quelque chose que tu t'obstines de croire parce tu ne vois que le mauvais coté de mon être. Je n'arrive pas à croire que tu es oublier mon bon coté.
Je ne reconnais plus la Willel que j'ai connu autrefois.
Une larme coulla le long de la joue du magicien.

-Ne dis pas que cette fois ça sera différent. Tu dis ça tout le temps. Je crois que je peux prédire toutes tes décisions et paroles. Là tu vas donc me faire le discours d’explications, genre « c’pô ma faute moi j’ai rien fait », puis les excuses, puis un reproche par rapport à ma réaction, puis, tu te tourneras vers celui qui nous aura rejoint, pour essayer de le convaincre lui, vu que je suis une cause désespérée.

-C'est toi Willel qui refuse de voir les choses telles qu'elles le sont. On t'a encré dans la tête une fausse réalité qui te fait dire que j'aurais trahis les Insoumis du Cartel alors que tu sais très bien que c'est faux. Je n'ai jamais porté en moi d'autres guildes que celle des Insoumis et je n'ai jamais porter le blason royaliste.

Je n'ai que deux remord que je regrette encore, je te les remémores une dernière fois.

Le regret de ne pas vous avoir informé de mon départ.
Le regret d'avoir exprimer ma pensé sur les route de notre ennemi.

Voilà après si tu ne veux pas croire c'est ton droit. Mais moi je sais que si tu me considère comme étant toujours un traitre au Cartel, aux Ancien et Insoumis et aux Brumeux Insoumis. Je n'aurai aucun remord à aller face à la mort, parce que je t'ai dit la vérité, c'est ce qui compte le plus pour moi. Je partirais en enfers l'esprit léger.

Je peux te demander une faveur Willel ?

J'aimerai que tu ne me donnes pas de faux espoirs, Tu as un choix à faire maintenant avec les autres Brumeux Insoumis.

Si jamais tu ne me crois toujours pas que tu ne peux me pardonner ce que tu me repproches, alors je serais heureux de mourir de la main d'un Insoumis et que ma "tête de traitre" soit exposée dans le campement.

Le moment fatidique est venu Willel !


C'est assez instant précis que le destin de Mathilias allait être sellé...
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Willel
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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Lun 12 Mai - 18:42



Quelle honte... Le visage déformé par la colère, la main qui la démangeait, elle était furieuse contre lui à présent. Lui et ses grands airs, qui osait la rabaisser comme ceci, elle qui osait dire ce que tout le monde pensait tout bas, tout ça pour se faire qualifier d’arrogante ?



Il se fichait d’elle royalement. Il l’insultait, la provoquait, puis faisait mine de déposer sa vie entre ses mains, son bâton... Elle aurait bien craché sur le bâton en question, si elle n’avait pas été un peu plus digne que ça. Il la manipulait, elle le voyait, et ça l’agaçait.



D’abord, il prenait ses grands airs, il lui faisait la leçon autant qu’elle le lui faisait, n’hésitant pas à l’insulter, tout ça pour lui sortir une pseudo vérité, soit disant pour reposer en paix. Mais elle n’était pas dupe : tout ceci n’était qu’une machination de plus. Elle avait lu la missive qu’il avait envoyé à Alistielle, « Alustriel » comme il disait... Il comptait bien aller plus loin dans le campement, il n’avait même pas tenu compte de l’intervention de Tsimmi, comme si elle n’avait aucune importance. Pourquoi cela ? Car il n’avait rien à lui répondre, elle avait été trop fine pour lui.



Elle, elle s’était énervée, lui offrant une magnifique opportunité. Mais tant pis, elle était furieuse et ne comptait pas le cacher, contrairement à lui, qui cachait ses intentions, et ne répondait pas aux questions qui le gênaient un peu trop.



Je me répète Mathilias. Es-tu venu ici juste pour donner la... « vérité »... à nous autres les Insoumis ? Tu prétends ne pas chercher le pardon... Pourtant, tu veux intégrer cette guilde. Et pour cela il te faut notre pardon. Aussi, ne cherche-tu pas le pardon, Mathilias ?



J’ai horreur qu’on se moque de moi, qu’on me mente en me tournant en ridicule par rapport à la vérité que j’ai énoncée, mais que tu refuse d’avouer. Mon pardon, tu prétends ne pas le chercher, peut-être es-ce vrai, après tout, il y a d’autres Brumeux Insoumis ici... Pourtant tu auras besoin du mien comme du leur, car nous nous influençons tous. S’ils sont d’accord avec toi, je me plierai, s’ils sont d’accord avec moi...



Ceci étant dit, je te permettrai plus de te moquer de moi une fois de plus, faute de quoi tu n’auras plus l’occasion de me croiser, sauf peut-être sur le champ de bataille, et je te garantie, que si j’ai droit encore à une moquerie, rien qu’une toute petite, aussi maquillée que tu le pourras, je ferai tout pour que ces Pierres soient la seule chose que tu vois de ce campement.



Passons donc sur ce point...



Ensuite... Combien de temps a survécu la guilde après ton départ ? Mais tu ne comprends donc pas Mathilias...



Elle parlait d’un ton doux, tentant de maîtriser sa colère. Non, il ne comprenait pas...



Les Insoumis existent encore. Ils sont ici, dans ce campement ! Je te l’ai dit ! A présent, les Insoumis sont en plus Brumeux, et les Brumeux sont aussi Insoumis ! Les Insoumis sont cette guilde, comme ils sont les Entre Brumes !

Nous avons quitté notre campement, ils ont quitté le leur, mais nous ne faisons qu’un...



Tu as donc eu, selon toi « l’audace et le cran de revenir ici ».

L’audace, je suis d’accord, le cran, non. Je dirai, pardonne-moi, le culot.

Il n’y a aucun cran à venir te moquer de moi après ta trahison Mathilias. Car c’est ce que tu as fait, à travers plusieurs phrases, et certains actes, et ma patience commence à s’user.



Si eux ne sont pas revenus, Mathilias, tu confonds tout, c’est qu’ils ont quitté Alidhan, tout simplement, et ils l’ont fait sans nous trahir, et en toute honnêteté. Ensuite, comment peux-tu dire qu’ils ne sont jamais revenus, alors que tu n’étais pas là ?

En réalité, ils sont revenus de temps en temps, pour certains, Crush le premier.



Ensuite, je ne sais pas si les membres de cette guilde ont tes qualités, mais ils n’ont certainement pas tes défauts, ce qui n’est pas plus mal, sinon cette guilde serait une véritable volière, et autres...



Je me suis assise en face de toi, et je sais très bien que tu ne vas pas me faire de mal, et encore moins me tuer. Pourquoi me ferais-tu du mal ? Je ne t’ai rien fait à part te mettre la vérité en face, et en plus, si tu me faisais du mal, tu te mettrai la guilde entière à dos, donc je ne vois pas pourquoi tu me toucherai.

Je ne comprends pas comment tu peux me considérer comme une amie, après tout ce que je t’ai envoyé à la figure, sans compter qu’on ne trahit pas une amie, donc là j’ai un peu de mal à te suivre...



Tu me mets ton bâton aux pieds. Pourquoi ?

Ce n’est qu’hypocrisie... Tu te moque de moi, tu me traite arrogante, et je vois bien que tu pense que je suis une sale gamine qui commence à t’énerver à te voir constamment négativement, et que si tu le pouvais tu me rabaisserai une bonne fois pour toutes...



Continuons... Je te dis les choses en face, contrairement à toutes les cachoteries que tu me fais, même si j’en ai vent par d’autres manières, ne t’en fait pas pour ça... Je sais que tu me mens sur certains points, et pourtant je ne te tue pas...

J’ai honte que tu pense ça de moi. Voilà une belle preuve que tu ne me connais pas, et que je ne suis pas ton amie, Mathilias.

Je n’ose même pas cracher sur ton bâton, et tu pense que je te tuerai... Je ne tue pas les cartellois, ce que tu es en ce moment, même si pour moi tu es un traitre, et de plus, j’éprouverai des remords à te tuer, en fait, je n’y arriverai même pas.

Parce que j’ai un honneur et une dignité que je garde précieusement. Ensuite, même si je te refuse l’accès au campement, je refuse de tuer dans son enceinte. Ici, même nos pires ennemis ont droit à la vie.



Maintenant je te dois des excuses. De minces excuses, ais des excuses quand même. J’ai dit, le Cercle des Ascètes, en réalité, c’était les Purgamen, et ne nie pas t’être présenté chez eux dans l’espoir de trouver une guilde, car je peux te sortir des preuves là aussi. Alors, je t’en prie, arrête de mentir...



Je te crois capable de nous trahir, car tu l’as fait. Il y a des moments où on doit savoir dire stop Mathilias... On a accepté quelques débordements, mais ça c’est vraiment abuser, et faut pas pousser le bouchon trop loin. Tu es allé chez les royalistes. J’ai vu de mes propres yeux le blason royaliste que tu arborais. Mathilias... C’est quand même honteux, tu nies ce que tout le monde a vu, mais personne n’a de preuve, car personne ne pensait en avoir besoin...

Ensuite, oui, tu es allé chez les Purgamen et non pas chez le Cercle des Ascètes, j’ai dit une bêtise, le Cercle, c’était Ackeros...



Tu veux une preuve que tu es passé roya ? Mes yeux, ça te suffit ? Ceux de Général, de Tsimmi, et de bien d’autres, ça ne te suffit pas, il aurait fallu que je te vole ton veston avec le blason royaliste dessus ? Là aussi, tu vas loin.



Par contre j’ai la preuve que tu es allé chez les Purgamen, et si tu me laisse un moment, j’irai voir Ace et je te la rapporterai. Mais c’est une absolue perte de temps, car tu n’as personne à convaincre, à par toi-même, car tous les Insoumis le savent...



Pourquoi je te raconte un mensonge ????



Sa main la démangeait. Alors ça c’était trop ! Elle se leva de la pierre, et pointa son doigt sur lui, perdant patience.



C’est toi qui mens, et d’une force !!! Et tu essaie de me faire passer pour menteuse à ta place ? Demande aux autres, demande-leur, tous ! Convoque-les, ils te diront qui est le menteur !

Là, tu vas vraiment trop loin ! Il y a certains de tes mensonges que j’aurai pu gober si je n’avais pas preuve du contraire, et que tu as su dissimuler, mais ça, franchement, tu vas trop loin !



Elle tenta à nouveau de se calmer, et se rassit sur la pierre, évitant soigneusement de le regarder, pour éviter une crise de nerf, les lèvres pincées, les yeux sombres de colère.



Tu n’es pas ici pour les remontrances... Mais comment veux-tu ne pas en subir, après tout ça ?

Je ne crois pas que dire la vérité est une cause désespérée, mais essayer de te faire comprendre oui ! Car si je te comprenais, tu m’aurai alors convaincue, et ça t’en est loin !



Mes accusations ne sont pas du tout injustifiées Mathilias. Je commence à en avoir assez d’écouter tes bêtises...Cela m’use...

Tu prétends ne pas te mettre à genou devant moi, pourtant, si on suit ce que tu as dit un peu plus tôt, poser ton bâton à mes pieds en est l’équivalent, non ?

J’ai vraiment l’impression d’être manipulée, que tu te moque de moi, et je ne supporte pas ça, ni les grands airs que tu arbore.



Nous n’avons pas eu le temps de nous inquiéter de ton départ. Je t’ai cherché, et je t’ai vu avec le blason royaliste, je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter que j’étais déjà bouillante de rage. Tu dis « Peut-être aviez-vous d’autres chose à penser, pas vrai ? ». Je t’ai dit que j’espérais garder assez de dignité pour pas t’en coller une, mais là, si tu continue à me parler de cette manière, je sens que je vais faire une exception, je pense que la seule personne qui m’en voudra, ça sera toi, donc finalement, y a rien de si gênant...



Tu es donc allé chercher chez les Purga un objet de valeur... Moi je pense toujours que tu cherchais surtout une guilde mais bon... Je ne veux pas en savoir plus, ça ne sert à rien, tout ça m’a l’air d’être un énorme et répugnant tissu de mensonges, si bien qu’en savoir plus ne me ferait penser qu’encore plus de mal de toi.



J’ai regardé dans le fond de tes yeux. As-tu regardé dans les miens ? Peut-être que oui, mais d’où te permet-tu de prétendre connaître mes pensées ? Je pense toujours que tu mens.



J’ignore tout de toi Mathilias ? Ce n’est pas toi, un peu plus tôt, qui disait que je te connaissais ? Je me permets de te faire la morale, au nom des Insoumis. N’as-tu pas oublié, que chez les Insoumis, nous sommes tous égaux ? J’ai autant le droit que quiconque de te faire la morale Mathilias. Oui, j’ose, en te regardant droit dans les yeux, te dire tout ce que je pense, es-ce mal ? Je ne suis pas la mieux placée, mais étant Insoumise je suis bien placée néanmoins.



Tu me traite d’arrogante, moi ? J’ai juste le « cran », comme tu dis, de te remettre les pendules à l’heure, mon cher ! Ensuite, je ne te permets pas de me traiter d’arrogante, au vu des grands airs que tu porte depuis tout à l’heure, en te moquant de moi, qui ne fait pourtant, que te dire ce que je pense.

J’ai une raison d’être en colère, et tu n’as pas à me donner d’ordres, même si je suis encore jeune, et je suis heureuse d’être en colère contre toi, sinon je serai d’une naïveté surnaturelle ! Je suis naïve, mais il ne faut pas aller trop loin non plus, tout comme pour ma patience, et ma capacité à pardonner et à essayer de comprendre les gens.



Général avait quelque chose à voir à l’époque de ce que je cite, donc je me permets de l’inclure, même si comme je te l’ai dit, aujourd’hui il n’est plus des nôtres, et que cela ne le concerne plus, sauf s’il le désire.



Les gifles c’était parce que tu étais évanoui mon cher... C’est comme ça qu’on réveille les gens, ou avec un seau d’eau, que je n’avais pas à disposition. Mon sens de l’hospitalité s’ouvre à ceux qui le méritent. Tu seras nourri, mais tu n’as pas ta place ici, selon moi, et si les autres le veulent bien, tu n’iras pas plus loin.



Tu n’es pour l’instant pas une source de conflit dans la guilde, l’avis est uniforme pour ceux qui se sont exprimés à ce sujet. Tu veux une chance de quoi ? Tu te trahirai ? Une chance d’entrer dans la guilde ? Ou de recevoir l’hospitalité ?



Je ne parlais pas de MON pardon, mais du tien, je pensais que tu t’excuserai. Cela te semblera arrogant, j’en suis désolée. Je ne pensais pas que tu nierai tout en bloc, je dois avouer que je suis surprise, très surprise...



Ensuite, ton sort ne me regarde plus, et je ne m’amuse pas à te voir souffrir, sinon, le sens de la dignité dont je te parlais ne serait plus, et toi non plus, car je serai un monstre. Je n’ai aucune envie de te tuer ou de te faire souffrir, et ce n’est pas ma dignité qui m’en empêche, cela vient du cœur, je ne suis pas un monstre qui voudrait te faire souffrir.

Une preuve de plus que je ne suis pas ton amie, et que tu ne me connais pas, puisque tu me prends pour un monstre.



La Willel que tu as connue, c’est toujours la même, seulement tu n’es plus du même coté du tableau que moi, aussi mon comportement est-il différent avec toi, pour les autres, je reste la même. Je suis un peu moins timide et renfermée, c’est vrai, mais je reste moi.



Personne ne m’a encré de fausse vérité, je l’ai vu de mes propres yeux Mathilias ! Et arrête de nier ça m’énerve !



Quel choix suis-je censé faire ? De t’accepter dans la guilde ou de t’offrir l’hospitalité ?

Tu es manipulateur... Tu nous pousse à choisir entre t’accepter, ou tuer quelqu’un qui fut notre ami, ce qui est pour nous une abominable trahison !



Je pense que personne ne te tuera ici. Tu auras droit à des mots sûrement, mais nous ne sommes pas dénués de cœur.

Ensuite, je ne peux te pardonner, mais je ne compte pas te tuer. Si tu veux mourir, il y a d’autres manières plutôt que de faire porter le fardeau à des innocents.



Ceci étant clos, dis-moi sur quoi nous sommes censés faire un choix, sachant que je doute que quelqu’un te tue ici.

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Rono
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MessageSujet: Re: Un Silence Oppressant mais Bienveillant.   Mar 13 Mai - 3:30

Profitant des rayons du soleil qui venaient lécher le sommet des Pierres Gardiennes, seule partie extraite de la brume, le chat n'avait manqué une seule miette de la scène qui se produisait plus bas... Et quelle scène ! Elle valait bien le manquement à sa sieste quotidienne qu'avaient provoqué les hauts cris de Willel...

Ah, Willel... Si douce... Si timide... Si souriante... Enfin, d'habitude ! L'éffarement avait rapidement fait place à l'amusement dans l'oeil du félin devant la colère de l'adorable magicienne... Elle avait tant de force de caractère dans ce petit corps...

Au fur et à mesure que les mots cinglants de l'elfe déchiraient le paisible silence des lieux, Rono avait tiré cervoise et souris séchées de sa besace pour mieux suivre la conversation qui se tenait au pied du mur de brume épaisse... La première souris engloutie, un large sourire se dessina sur son visage à l'arrivée de Tsimmi...

Oulah... Si Tsimmi se déplace dans son état, c'est que ça va se corser encore plus !!

Et le chat ne fut point déçu... Quoique... Si, justement... Il fut envahit par un sentiment amer et âpre... Il était donc personne en ces terres capable d'atteindre les siens en leurs coeurs, et bien que relevant un peu de la candeur, c'était une idée qui n'avait jamais pu germer en ses pensées, même les plus sombres...

La seconde souris subit donc mastication bien plus nerveuse, mais Rono ne se manifesta point... Il fallait laisser une chance à ce triste personnage de s'expliquer... Mais, là encore, ce ne fut que l'occasion de prendre conscience de sa naïveté animale pour le guerrier...

Non content de n'adresser le moindre regard pour la belle Tsimmi, l'odieux se permettait de pousser la mauvaise foi jusqu'à dénigrer Willel en lui retournant de falacieuses accusations au nom de sa "vérité"...

Le pelage hérissé, Rono était prêt à bondir... Puis il se ravisa, il fallait être patient et permettre à l'elfe de répondre... La troisème souris séchée allait faire les frais de cette patience forçée, la tête broyée par la puissance que la colère donnait aux machoires du félin...


Ceci étant clos, dis-moi sur quoi nous sommes censés faire un choix, sachant que je doute que quelqu’un te tue ici.

Dans le grincement strident de ses griffes sur la pierre, Rono se projeta jusqu'au sol, à quelques centimètres de Mathilias, dont il attrapa fermement le poignet...
L'amande de ses pupilles plantée dans les yeux du mage, il arracha le reste du corps de la souris qui pendait de sa gueule pour lui mettre en main...


Pour ce qui est de notre hospitalité, voilà de quoi contenter ce qui aurait dû séparer tes lèvres de ton sphincter et qui crie famine... dit-il en laissant échapper un grognement...

Je suis surement de ceux que tu ne connais point, et c'est certainement mieux ainsi, car je ne peux te reprocher que les paroles que j'ai entendu ici...
Mais je serais certainement le premier à faire mentir Willel concernant ton intégrité physique si tu ne tournes les talons sur le champ et ne t'arranges point pour ne plus jamais causer le moindre tourment à ma Famille !


[Hrp: Retiens bien mon nom, car plus qu'un avertissement, c'est une promesse... Au moindre écart de ta part, ta tête sautera jusqu'à plus soif... Je n'ai cure de l'honneur et de l'xp car je joue rp avant tout... Et rp parlant, je n'imagine pas que tu aurais pu être plus insultant envers les miens.
Un Silence Oppressant (car imposé) mais Bienveillant (pour tes miches)... Finalement bien choisi comme titre...]
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Un Silence Oppressant mais Bienveillant.

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